Interview de Jean-Michel Pottier, vice-président national de la CGPME

Arnaud

Web Entrepreneur, Co-fondateur de @Lingueo - Chroniqueur @BFMBusiness et Rédacteur en chef @CPFormation #EdTech #Formpro En savoir plus sur l'auteur de cet article

26 réponses

  1. Bruno Callens dit :

    Qui vous dit que la prochaine réforme sera la bonne ?

    Nous avons besoin de stabilité. Il faut donc s’arrêter vouloir réformer à tout bout de champ au gré des alternances. Mais évidemment, il faut une réforme intelligente et qui fonctionne et pas du bricolage comme c’est le cas en l’occurrence.

    Le drame, c’est qu’il n’y a pas que la formation professionnelle qui est concernée. Dans tous les domaines, cette constatation peut être faite et cela devient dramatique.

  2. Julien Blanc dit :

    mais pourtant on vous avait averti en 2014… et donc Monsieur Pottier, vous nous auriez conseillé quoi à l’époque, attendu que les organismes de formations n’ont pas ou peu été consultés et que ses instances représentatives (FFP entre autres, pour ne pas les nommer) ne les représentent pas vraiment : amassez un an de trésorerie pour passer le cap … sérieusement ? et la perspective d’une réforme supplémentaire en 2017 nous enchante, continuons à faire et défaire, on ne sera plus là pour en parler… la phrase d’audiard tourne en boucle en ce moment “c’est à ça qu’on les reconnaît”

  3. Isabelle dit :

    Je suis d’accord lorsque M. Pottier parle de période de transition. La réforme, telle qu’elle a été pensée, ne peut effectivement pas être mise en place en 1 semaine. Une période de transition aurait permis aux OF de continuer à travailler, aux salariés et aux demandeurs d’emploi de se former et aux autres intervenants de se préparer. Tout ceci n’ayant pas été respecté, le monde de la formation n’existe plus en France. Nous prenons bcp de retard et de nombreux secteurs vont se trouver ou se trouvent déjà dans une situation catastrophique par manque de personnel qualifié. Jusqu’à quand allons-nous supporter qu’on maintienne à terre la formation?

  4. Bruno Callens dit :

    @ Isabelle

    Il y a eu une période de transition de 10 mois. Certes, cela a été le cas de la loi mais pas des décrets d’application et encore moins pour les listes…A ce propos, je vous invite à lire ceci, tiré du blog de Jean-Pierre Willems :

    http://willemsconsultants.hautetfort.com/archive/2015/05/27/le-rivage-des-5629847.html

    Mais à mon avis (comme c’est dit d’ailleurs dans l’article), ce n’est pas l’essentiel. Le problème ce sont les listes et les certifications de manière générale qui bloquent tout le système et qui doivent être supprimées , l’absence de procédure pour ce qui concerne les demandes et les modalités de financement.

  5. Catherine Deneubourg dit :

    Quand je lis l’article de Jean Pierre Willems, j’en viens à me demander si le COPANEF n’est pas en train de se saborder !

  6. Antoine dit :

    En tout cas, on aurait voulu se décrédibiliser, on n’aurait pas fait mieux. Dernière péripétie en date: d’un coup de baguette mystérieuse, le Bulats en espagnol, français et allemand ont disparu du site moncompteformation. Doit on conclure qu’on a fait marche arrière? Alors que plusieurs parcours dans ces langues ont été validés et ont commencé, notamment avec l’Afdas?
    C’est à ne plus rien comprendre….

    • pierre dit :

      Antoine, si on met BULATS on trouve bien le descriptif du test via le code 131205, et il ne mentionne pas de restriction de l’éligibilité à la seule langue anglaise, il renvoie vers le site de Cambridge qui décrit bien un dispositif quadrilingue. Par contre il est vrai que le Bulats n’apparaît pas via une recherche avec le mot-clé espagnol ou allemand, peut-être est-ce dû à la récente intégration du DCL pour ces langues, qui tendent d’ailleurs à démontrer que la tendance n’est pas à la suppression de ces langues mais plutôt à leur généralisation. Sans doute un bug de plus (à mon avis), si quelqu’un a d’autres infos à ce sujet contributions bienvenues!

      • Arnaud dit :

        Je vous confirme c’est un problème technique

        • Arnaud dit :

          Nous avons vérifié avec le COPANEF ce matin. Merci Antoine d’avoir remonté ce problème.

          • gerland dit :

            Bien curieux cela car le BULATS a pu être rendu éligible au CPF parce qu’il figurait à l’inventaire de la CNCP.

            Or la fiche Inventaire (inventaire.cncp.gouv.fr/fiches/101/) indique:
            – “Le test BULATS met l’accent sur l’ANGLAIS professionnel, tous secteurs. Il permet d’évaluer le niveau de compétence en ANGLAIS d’un candidat devant utiliser cette langue dans le cadre de son activité professionnelle”.
            -“Le test BULATS permet de prouver aux employeurs son niveau d’ANGLAIS (CECRL)”
            – avec les mots clés:
            “ANGLAIS DES AFFAIRES, LANGUE, MOBILITE INTERNATIONALE, ANGLAIS”

            A tout le moins, il y a un problème de cohérence d’ensemble.

  7. Catherine Deneubourg dit :

    Le législateur devra intervenir en urgence pour débloquer la situation et supprimer toutes ces listes de formations “diplômantes” et “certifiantes” qui n’intéressent personne. On ne peut pas continuer comme ça. On va dans le mur.

    • Arnaud dit :

      Ou au moins dire clairement que le passage des tests n’est pas obligatoire, cela débloquerai immédiatement des centaines de dossiers…

      • Catherine Deneubourg dit :

        Dans ce cas, autant supprimer les certifications, car en tout état de cause, les formations menant à un diplôme (stupidité dans le cadre d’un dispositif comme le CPF) ou à un test ne sauraient être exclues.

  8. Philippe Lachaise dit :

    Jean-Michel Pottier nous livre ici une analyse très pertinente de la situation, et son pessimisme n’est en fait que le fruit d’un regard lucide. A moins d’une remise en cause très rapide maintenant de cette réforme, tant du côté du Ministère que des partenaires sociaux, les signaux d’alerte allumés ici et là se traduiront par le cataclysme annoncé. On peut toujours se tromper, mais ce qui est bien plus coupable, c’est de ne pas en tirer les conséquences en corrigeant ses erreurs. C’est à ce genre de détails qu’on peut faire la différence en un politique et un homme d’état.

  9. Antoine dit :

    Merci Pierre et Arnaud! On a eu chaud….
    C’est rigolo – avec le CPF, on peut désormais se faire financer un parcours DCL en Occitan ou Breton (langues professionnelles, comme chacun le sait). Moi j’attends avec impatience que la branche des industries d’extraction du charbon fasse rentrer le ch’timi dans les listes.

  10. Bruno Callens dit :

    Bonjour,

    On ne réalise pas toujours à quel point ces listes de formations “diplômantes et certifiantes” sont nuisibles. Personnellement, je m’étais inquiété très tôt sur ce choix dès que les grandes lignes de la loi avaient été connues (et même avant) . Mais à ce moment peu de gens s’en étaient alors inquiétés…

    Le problème est que l’on a trop tendance à prendre les questions relatives à la formation sous l’angle “financement”. C’est important, bien sûr (et même essentiel) , mais pas nécessairement explicatif dans le succès ou l’échec d’un dispositif.

    C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de protestations (ou très peu) à mon avis à ce moment-là en tout cas sur ce point.

    Pour prendre l’exemple du DIF , très curieusement personne ne s’interroge vraiment sur la demande de formation…On a octroyé des heures de formation gratuites aux salariés mais combien ont-ils seulement déposé une demande ?

    Et quand je dis gratuites, il faut aller plus loin en réalité : Non seulement ils bénéficiaient de formations gratuites mais en plus ils étaient payés pour se former ! (maintien de la rémunération en cas de formation pendant le temps de travail, et allocation de formation en cas de hors temps de travail).

    Et pour n’importe quelle formation dès lors où elle rentrait dans le champ d’application (trop large à mon sens à cause de l’article L6313-7 du code du travail) de la législation sur la formation professionnelle. Le seul garde-fou : Il fallait obtenir l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation.

    Et la procédure était on ne peut plus simple (du point de vue du salarié). L’accord de l’employeur pouvait certes poser problème ainsi que le financement.Mais en tout cas on ne pouvait pas faire plus simple.

    Dans ces conditions pourquoi la demande n’a pas été à la hauteur ?

    Car le financement ne joue aucun rôle à ce stade. Le salarié est ignorant de ce problème au moment où il dépose sa demande. Or, la demande a été faible. Quel est le nombre d’heures en déshérence au total ?

    Pourquoi voulez-vous que le cpf fonctionne dans ces conditions dès lors que le choix de formation est pour le moins réduit et inadapté dans beaucoup d’hypothèses (notamment toutes les formations longues)? Quant à la procédure de demande, elle n’existe tout simplement pas dans le code du travail. Pas une ligne sur cette question à part la nécessité d’obtenir l’accord de l’employeur dans certaines hypothèses. Mais c’est tout.

    Si l’on se place du point de vue des OF , il faut bien voir que ce n’est pas seulement un problème de lenteur de confection de ces listes. Elles sont discriminantes par nature et elles excluront du CPF (et donc d’un marché) nécessairement nombre d’organismes (et plus encore les formateurs indépendants…et ici je m’étonne comme d’autres du silence du SYCFI)

    Une liste est fermée par définition. Mais ce n’est pas tout : Ces listes auront nécessairement pour effet de mettre les OF en situation de dépendance par rapport aux certificateurs, en tout cas dans bon nombre de cas. Ils feront la loi (ne serait-ce qu’en sélectionnant les organismes) et cela risque d’être coûteux.

    Mais je ne me fais pas d’illusions : Le CPF ne fonctionnera pour personne, ni pour les “grosses” structures (ils s’en aperçoivent déjà…) ni pour les petites.

    Il faut une réforme d’urgence et supprimer les listes.Ce sera facile pour le socle (un simple décret suffit), plus compliqué en dehors du socle (à cause du fait que le principe a été précisé par la loi ).

    Cela étant, contrairement à ce que j’ai déjà entendu, on peut court-circuiter les partenaires sociaux en l’espèce sur le fondement du § 3 de l’article L1 du Code du travail. Personne ne contestera ici que nous sommes dans une situation d’urgence au sens de ce texte.

  11. pierre dit :

    Arnaud, apparemment selon un conseiller l’AFDAS ne valide plus les CPF de Bulats espagnol ou allemand…ils ont reçu “un mail” ce matin (je ne sais pas d’oú cela vient si COPANEF ou en interne AFDAS) pour ne valider les Bulats que en anglais (35€/h).
    Pourriez-vous revoir ce point avec votre contact COPANEF?
    Merci d’avance!

    • Arnaud dit :

      Hum étrange Christian Janin, Président du Copanef à été très clair : “Il n a pas été décidé de le retirer, c’est donc un problème technique” de plus si dans cet email est précisé un tarif horaire c’est qu’il vient de l’OPCA. Attendez quelques jours qu’il revienne et refaite la demande sinon faite nous signe.

  12. pierre dit :

    L’histoire du taux horaire c’est en effet la politique de l’AFDAS, mais l’histoire du BULATS limité à l’anglais c’est un autre élément, pas de lien entre les deux.
    Il a été très clair que jusqu’ici ils finançaient le Bulats pour les 4 langues mais que depuis ce matin la consigne est que seules les formations Bulats anglais sont éléigibles (via le code 131205), plus d’espagnol ni d’allemand. (alors qu’avant c’était OK)

  13. pierre dit :

    Je confirme que consigne a bien été passée à l’AFDAS que ne plus valider que le Bulats en anglais, et que le descriptif du Bulats a été sciemment modifié en ce sens sur le site de CDC, voir les commentaires sur ce forum avec les précisions d’un conseiller AFDAS et d’autres intervenants familiers de ce forum:
    willemsconsultants.hautetfort.com/archive/2015/05/08/cpf-le-live-5618301.html#comments

  14. Catherine Deneubourg dit :

    Mais pourquoi le Sycfi ne bouge-t-il pas ?

    Regardez leur site internet : c’est silence radio sur leur site internet :

    consultant-formateur-independant.org

    Rien non plus sur leur compte twitter !

    Je suis désolée mais je trouve cela anormal.

  15. LVD dit :

    La réforme a peut être été pensée pour un accroissement des possibilité de rentrée financière des Universités…de l’AFPA…
    De plus pour info, ne vaut il pas mieux proposer à un salarié de monter une Période Professionnalisation qu’un CPF…
    Pour informations, les licenciements ont commencé, la révision espérée de la réforme arrivera trop tard pour les OF.

  16. Bruno Callens dit :

    Bonjour,

    Je ne pense pas que les universités soient prêtes (il faut des horaires adaptés !) d’autant qu’elles se concentrent surtout sur la formation initiale. la formation continue, ce n’est pas vraiment “leur truc”. Cela reste très marginal et le restera.

    De toute façon, le CPF, de par son fonctionnement même est totalement inadapté à ce type de formation.

    Mieux vaut améliorer le CIF ou alors développer des formations type “capacité en droit” financées sur le budget des Universités (sauf erreur de ma part).

    A mon avis une réforme peut encore intervenir mais la “fenêtre de tir” est maintenant très courte. La ou les certification(s) sur le socle peut(peuvent) être supprimée(s) via un simple décret. Pour le reste, il faut une loi (ou une ordonnance si une loi d’habilitation existante peut entrer dans son champ) mais les partenaires peuvent être ici court-circuités sur le fondement du § 3 de l’article L1 du Code du travail. Mais cela “urge”.

  17. Olivier PHELIP dit :

    @tous

    *** BULATS EXPRESS ***

    Voici les informations que je souhaite partager avec vous relativement à l’éligibilité du BULATS au titre du CPF (et d’ailleurs de la Période de Professionnalisation également). Ces informations sont issues de la séance de ce matin du “Club utilisateurs CPF salariés”, club qui réunit DGEFP, CDC, OPCA et OPACIF.

    Il n’est pas ici question de « problèmes techniques » ou de « bug » comme il a pu être parfois annoncé.

    Il s’avère que l’autorité légitime qui a demandé à la CNCP d’inscrire le BULATS à l’Inventaire n’a spécifié que l’ANGLAIS.
    Dès lors, c’est à juste titre que le fiche CNCP du BULATS n’évoque que l’Anglais (inventaire.cncp.gouv.fr/fiches/101/).

    Les éditeurs des listes LNI, LRI ou CNPE ne pouvant inscrire sur lesdites listes que les certifications telles qu’elles sont décrites à l’Inventaire sans en élargir la portée, le seul BULATS éligible au CPF est à ce jour le BULATS ANGLAIS quand bien même il existerait un souhait partagé de rendre éligibles les autres langues.

    Pour éviter toute confusion, il est prévu que le titre de la “formation BULATS” qui figure sur le site moncompteformation.gouv.fr soit modifié en “BULATS ANGLAIS” et que d’autres codes CPF soient ouverts pour les BULATS des autres langues s’ils deviennent à leur tour éligibles (ce qui est déjà le cas pour la déclinaison du DCL).

    Par conséquent, Uniformation (comme c’est le cas depuis le 27 mai) ne valide plus que les demandes de CPF relatives au BULATS ANGLAIS. Les demandes concernant les BULATS des autres langues sont soit rejetées lorsque le départ en formation est planifié à court terme, soit mises en attente si le départ en formation est plus lointain. Nous nous mettons ainsi en situation d’être réactifs si des évolutions en termes d’éligibilité devaient intervenir dans les prochaines semaines.

    Cordialement

  18. pierre dit :

    Arnaud, j’ai eu le même son de cloche chez Uniformation concernant le Bulats qui serait uniquement éligible en anglais…
    et voici ce qui est ressorti d’une réunion ce jour-même à la DGEFP, source un cadre de l’AFDAS sur un forum de confrère:
    “Retour d’une réunion “club utilisateurs CPF” ce matin, avec la DGEFP, à propos du Bulats anglais ou autres : c’est le Copanef qui doit trancher (mais nous ne savons pas quand).

    En attendant, les Opca ont été invité à mettre les dossiers espagnol, allemand et FLE en attente :/”

    Puisque vous êtes en contact avec Christian JANIN et qu’il préside justement le COPANEF, n’hésitez pas à échanger avec lui à ce sujet et à nous tenir informés!

  19. Arnaud dit :

    J’ai ouvert un sujet dans le forum pour que ça soit plus simple pour tout le monde car cela ne regarde pas le CGPME 😉
    https://www.cpformation.com/sujet/le-bulats-espagnol-allemand-et-francais-fle-sont-ils-eligibles-ou-non-au-cpf/

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