Alors que les nĂ©gociations autour de la rĂ©forme des retraites se poursuivent, Muriel PĂ©nicaud a reçu hier (mardi 14 janvier) le rapport Bellon sur lâemploi des seniors. L’occasion pour moi de rappeler, en direct de BFM Business, l’importance du rĂŽle de la formation sur l’employabilitĂ© !
Les dĂ©bats sur l’Ăąge pivot ont Ă©clipsĂ© ces deux grands chantiers de la rĂ©forme des retraites : La pĂ©nibilitĂ© au travail et l’emploi des seniors
Lâemploi des seniors reprĂ©sente un enjeu majeur car la France se distingue par un taux dâemploi des 60-64 ans faible : 33% contre 47 % en moyenne en Europe ; 52,1 % contre 58,7 % pour les 55-64 ans ; 30,1 % contre 44,4 % pour les 60-64 ans. La perte dâemploi pour un actif de plus de 50 ans est souvent irrĂ©mĂ©diable et le condamne Ă un chĂŽmage de longue durĂ©e.
Les pistes du rapport que je trouve intéressantes :
- Bilans de compĂ©tences Ă partir de vingt ans d’expĂ©rience
- Un accĂšs facilitĂ© aux statuts de tuteur ou de maĂźtre d’apprentissage avec formation prĂ©alable
- DĂ©plafonnement du compte personnel de formation au-delĂ de 45 ans par accord d’entreprise
CÎté entreprise :
Obliger les entreprises de plus de 300 salariĂ©s Ă dĂ©finir un plan dâaction en faveur de lâemploi des seniors. Obligation de conclure des accords pour adapter les conditions de travail aux salariĂ©s les plus ĂągĂ©s pour les maintenir dans l’emploi. Les entreprises vertueuses se verraient dĂ©cerner un label.
Lors de l’entretien professionnel, la question de la seconde partie de carriĂšre doit ĂȘtre abordĂ©e. Ils suggĂšrent Ă©galement d’abonder le compte personnel de formation pour les salariĂ©s de plus de 45 ans, en cas de perte de leur emploi.
Obsolescence des compétences
La formation permet de lutter contre lâobsolescence des compĂ©tences et favoriser la transmission des savoirs. Alors que lâeffort de formation vis-Ă -vis des salariĂ©s dĂ©croĂźt rapidement, Ă partir de 35 ans pour les employĂ©s et ouvriers, et de 50 ans pour les cadres et que les salariĂ©s « plus expĂ©rimentĂ©s apparaissent gĂ©nĂ©ralement moins dĂ©sireux de se former que les plus jeunes », les auteurs plaident pour une meilleure prise en compte du grand risque que constituent les changements de mĂ©tiers.
Quatre actions conjointes sont nĂ©cessaires, afin de renforcer la fonction prĂ©ventive de la formation : des dĂ©marches de GPEC adaptĂ©es Ă la taille des entreprises, un renforcement des outils et pratiques de management des compĂ©tences Ă lâabord de la seconde partie de carriĂšre, la valorisation des savoirs issus de lâexpĂ©rience et un soutien aux transitions vers des secondes carriĂšres.
ConcrĂštement, alors que les politiques de GPEC peinent Ă concerner les TPE-PME, les auteurs jugent bon dâinscrire le « dĂ©veloppement de lâemployabilitĂ© des travailleurs ĂągĂ©s comme un volet de la nĂ©gociation sur la gestion prĂ©visionnelle des emplois et des parcours professionnels », et de sĂ©rier les consĂ©quences. Dans les entreprises de plus de 300 salariĂ©s, si la nĂ©gociation nâaboutit pas, il sâagit de « rendre obligatoire la dĂ©finition dâun plan dâaction unilatĂ©ral en faveur de lâemploi des seniors » et dans celles de moins de 300 salariĂ©s, de renforcer les ressources dâaccompagnement, en sollicitant les branches, les Opco, etc.
Aller plus loin :
CÎté salarié :
Les salariés doivent anticipent leur fin de carriÚre, et restent en phase avec le marché du travail grùce à la formation.
La formation est la clé !!!
Et vous qu’en pensez-vous ?
