Plan 500 000 formations, l’état fait le bilan

Paris, le 7 mars 2017 – Myriam EL KHOMRI, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et Clotilde VALTER, secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage se réjouissent de la mobilisation de l’ensemble des acteurs, qui a permis d’atteindre les objectifs 2016 du plan 500 000 formations supplémentaires.

Un an après son lancement, les données relatives à l’exécution du plan 500 000 formations supplémentaires sur l’année 2016 ont été présentées ce jour en bureau du Conseil National de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (CNEFOP).

Grâce à la mobilisation de tous les acteurs, la dynamique du plan s’est intensifiée au fil des mois, permettant la réalisation en 2016 de plus de 1 126 000 actions, dont 975 000 formations régionalisées, 68 000 accompagnements à la création d’entreprise, 76 000 contrats de professionnalisation et 7 000 accompagnements collectifs à la validation des acquis de l’expérience.

Sur le volet régionalisé du plan, le taux de réalisation est de 94% hors Réunion (données non disponibles) et hors Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, non engagé dans le plan et qui a réduit ses formations de 11%.
Les publics les plus éloignés de l’emploi et considérés comme prioritaires ont largement pu accéder aux formations proposées, dont 28% ont bénéficié à des personnes peu ou pas qualifiées, 29% à des jeunes de moins de 26 ans, plus de 20% à des séniors, environ 20% à des demandeurs d’emploi de longue durée et 11% à des personnes en situation de handicap.

Les formations ont été d’une durée moyenne de 487 heures, soit environ quatre mois et étaient, pour plus du tiers d’entre elles, à visée certifiante.

Les résultats enregistrés témoignent de la mobilisation de tous les acteurs pour améliorer l’accès à la formation des personnes en recherche d’emploi. Outre l’implication des membres de la gouvernance quadripartite – conseils régionaux, organisations syndicales, organisations patronales, Etat -, les ministres saluent le rôle de Pôle emploi dans la réussite opérationnelle du plan.  Lancée début 2017, l’évaluation du plan permettra d’en tirer tous les enseignements qualitatifs.

Le 7 décembre, l’Etat a proposé à ses partenaires de s’engager dans une prolongation du plan sur un semestre. D’ores et déjà, les partenaires sociaux ont répondu présents en reconduisant l’effort du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

S’agissant du volet territorialisé du plan, les préfets de région négocient avec les conseils régionaux et les COPAREF. Cette méthode, respectueuse des institutions, des compétences de chacun et du quadripartisme, permet également de prendre en compte les spécificités de chaque région, qu’il s’agisse de la saisonnalité de l’activité de formation, des places de formation déjà achetées par le Conseil régional ou encore de sa capacité à procéder à des achats complémentaires sur la période de prolongation du plan.

A ce jour, sur dix-huit régions, cinq avenants sont finalisés ou en cours d’élaboration et quatre lettres d’engagement sont signées ;  les discussions sont avancées dans quatre régions, ouvertes dans deux autres.
L’emploi est une priorité nationale. Le plan 500 000 formations supplémentaires s’est mis en œuvre grâce à l’esprit de coopération qui a prévalu tout au long de l’année 2016 entre les conseils régionaux, les partenaires sociaux et l’Etat. C’est le même esprit qui doit animer tous les acteurs en 2017.

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1 Response

  1. cozin dit :

    Pour sortir de l’habillage statistique et des formations parkings : combien de DE auraient retrouvé un emploi durable après leur formation en 2016, combien étaient-ils en 2015 et quels ont été les conséquences sur l’emploi du plan 500 000 ?
    Le chômage ayant globalement stagné en 2016 peut-on penser que le plan 500 000 n’aurait servi qu’à masquer l’absence de résultats de notre pays en matière d’emplois durables ?
    Par ailleurs était-il indispensable de casser l’ancien système de formation des salariés en retirant 30 % au moins des budgets des entreprises pour parvenir à ces résultats pour les chômeurs ?

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