L’Homme qui murmurait à l’oreille des OPCA

Notre Robert Redford Français, François Rebsamen s’est entretenu hier dans la matinée avec le COPANEF et les OPCA. Cette réunion était très attendue et vous êtes nombreux à nous avoir contacté pour nous demander de faire un point.

Moins attendue mais tout aussi positive (en fonction bien sur des avancées), 15 jours après le courrier de la FFP au Ministre du travail à propos de la réformeJean Wemaëre a été reçu dans l’après midi par notre ministre. Nous ne connaissons pas l’issue de cet échange mais il est fort probable qu’un communiqué de la Fédération de la Formation Professionnelle vienne nous éclairer dans les prochains jours et qui sait, à voir le sourire du Président de la FFP, il y aura peut-être de bonnes nouvelles.

FFP

Très grand adepte de Selfie, notre ministre à droite sur la photo accueille Jean WEMAERE, Président Fondateur de Demos groupe et Président de la Fédération de la Formation Professionnelle.

Ci-dessous nous vous proposons donc un petit résumé de ce qui a été dit aux OPCA aujourd’hui par le ministre du travail :
Discours complet du 4 mai 2015 : Discours de François Rebsamen – Réunion avec les OPCA

Analyse de texte :

« La loi du 5 mars 2014 rénove profondément l’organisation de la formation professionnelle avec deux objectifs principaux : faire en sorte que la formation professionnelle bénéficie à ceux qui en ont réellement besoin et s’assurer de la qualité des formations dispensées. »

Le message est très clair : Ceux qui se formaient avant la réforme n’en avaient pas vraiment besoin. Le but de la réforme est donc de faire en sorte qu’ils ne se forment plus au détriment de ceux qui en ont le plus besoin sans préciser de qui l’on parle pour le moment. Cela va se clarifier par la suite…

Deuxième postula très clair : les formations dispensées avant la réforme étaient de mauvaise qualité et quand elles l’étaient, nous n’étions pas capable de s’en assurer !

L’équité selon les partenaires sociaux le ministre du travail

Avant la loi du 5 mars 2014, l’organisation de la formation professionnelle était paradoxale. Pourquoi ? Parce qu’elle bénéficiait surtout aux actifs en emploi, principalement dans les grands groupes et en milieu de carrière. C’est-à-dire, qu’elle apportait encore plus à ceux qui bénéficiaient déjà d’une situation avantageuse.

Attention si vous êtes salarié dans un grand groupe en milieu de carrière (25-50 ans), vous savez désormais que vous êtes un méchant profiteur et que vous avez créé un paradoxe dans l’organisation de la formation professionnelle. Vous êtes aussi l’inverse d’un bon public (cf. plus bas)

Le gouvernement, en invitant les partenaires sociaux à la négociation, a souhaité mener une réorientation profonde de la formation professionnelle pour qu’elle soit orientée en priorité vers les publics qui en ont besoin. La loi du 5 mars 2014 est, dans l’esprit de l’accord national interprofessionnel du 14 décembre 2013, l’exacte réponse à cette réorientation au profit de deux grandes catégories de publics :

Traduction, avant on ne se formait pas parce qu’on en avait besoin mais par pure plaisir. Mais ça c’était avant…

La Qualité : la seconde vague du Tsunami pour les OF qui seront encore en vie. A lire que si votre OF a la capacité de vivre sans CA pendant 6 a 10 mois

b. Je le disais, le deuxième objectif de la loi est de s’assurer de la qualité des formations.

L’ambition de cette réforme est de passer d’une approche trop souvent quantitative de la formation professionnelle à une approche qualitative. Le principe est simple : il faut que soient proposées des formations dont la qualité ne fait pas débat quels que soient les dispositifs de formation professionnel mobilisés et à fortiori quand ils font appel à des fonds mutualisés ou publics. Pour cela il est nécessaire de favoriser les formations certifiées et celles dispensées par des organismes de formation dont la qualité des prestations est attestée. A ce dernier titre, la grande avancée repose sur la définition précise des critères de qualité et la mise en œuvre d’un processus de labellisation des organismes.

Va t’il y avoir un « processus de labellisation des organismes » ou va t’on vérifier que les organismes de formation ont procédé à une démarche qualité ? Pour le moment ça n’est pas encore très clair.

Du côté des actifs, le principe du Compte Personnel de Formation est de donner à l’individu le pouvoir de décider de son destin professionnel.

Son destin professionnel oui mais ses formations, faut pas pousser mémé.
cpf-parodie-campagne-1

Et pour faire en toute autonomie des choix stratégiques et efficaces, ils doivent pouvoir être accompagnés dans leur processus de décision.

Donc ils doivent être accompagnés en toute autonomie pour faire des choix efficaces… Tout s’explique

C’est pourquoi la loi a mis en place des services de conseil en évolution professionnelle accessibles à tous, dont le cahier des charges est particulièrement exigeant. Demain, les personnes seront pleinement accompagnées pour qu’elles fassent les bons choix professionnels, c’est-à-dire, des choix de formation qui correspondent à leurs souhaits professionnels et aux besoins économiques du marché.

Choix stratégiques et efficaces de formation = formation qui corresponde à votre souhait professionnel + formation qui corresponde aux besoins économiques du marché

Si je devais résumer les avancées de la loi, je dirais qu’elle recentre l’effort de formation sur les bonnes formations au bénéfice des bons publics.

CPF = Bonnes formations au bénéfice des bons publics : Ça sonne bien !!!

donc DIF = mauvaises formations au bénéfice des mauvais publics

Dommage que dans les faits ça donne plûtot ca :

cpf-parodie-campagne

Bonnes formations au bénéfice des bons publics

2. Pour concrétiser ces ambitions, les OPCA ont un rôle central à jouer dans le déploiement de la réforme : vous êtes les porteurs du changement en matière de formation professionnelle.

Vous l’aurez compris, l’offre de formation est amenée à évoluer en profondeur.

Oui ça y est avec moins de 1000 dossiers validés en quatre mois, on commence à comprendre. Nous confirmons c’est très profond !

Concrètement, en tant qu’acheteurs…

Sans vouloir rentrer dans les détails,les OPCA ne sont pas vraiment des acheteurs : ils ne payent qu’en fin de formation et seulement pour les heures effectuées. Ca ressemble plus au model de GROUPON qu’à de l’achat de formation.

…votre pouvoir de contrôle s’effectuera à plusieurs étapes du processus :
– Au moment de la vérification des critères de qualité des formations
– Au moment du contrôle des organismes de formation
– Et enfin, au moment de la mise en transparence des résultats des formations et du fonctionnement des organismes.

Si je comprends bien on ne contrôle pas le retour que pourrait faire la personne formée ? On aurait pu commencer par là, non ?

Mais votre rôle va bien plus loin que le contrôle des formations. Vos missions s’élargissent.

En effet, l’ambition de cette réforme est d’aider les entreprises à passer d’une approche quantitative de la formation professionnelle, fondée sur une obligation comptable et quasi fiscale, à une approche qualitative fondée sur les priorités stratégiques définies par le chef d’entreprise en concertation avec les élus du personnel. Les OPCA doivent donc venir en appui aux entreprises en offrant des services à ces dernières pour les amener à faires les bons choix, à répondre à des questions telles que :
– Comment concevoir un plan de formation qui réponde efficacement aux besoins des salariés et aux besoins de l’entreprise ?
– Comment former les salariés aux futurs besoins économiques ?
– Comment identifier les formations les plus utiles pour répondre à ces enjeux ?

Et Hop on vous refile le bébé !

3. Cette réunion est pour moi l’occasion d’exprimer ma confiance dans vos missions et les priorités d’action pour l’année 2015.

La première, est sans nul doute de consolider le déploiement du CPF, qui est encore en phase de montée en charge. J’entends les critiques qui sont faites et qui déjà disent que le CPF piétine… 4 mois après sa date d’entrée en vigueur ! Mais c’est parce que la réforme de la formation professionnelle est profonde, structurelle, qu’elle demande du temps pour que les acteurs s’approprient les enjeux et qu’ils aient conscience des transformations qui en découlent.

Le ministre explique ici que pour lui c’est tout a fait normal que le CPF piétine car cela ne fait que 4 mois qu’il est mis en place. Il justifie cela par la profondeur (mot qu’il semble apprécier) de la réforme. Il ne précise pas combien de temps cela prendra et ne semble pas se soucier des conséquences désastreuses de ce délais sur les organismes de formations et les formateurs indépendants.

Je sais que les branches professionnelles ont mené un travail partenarial important pour identifier les certifications éligibles au CPF et que ce travail se poursuit. C’est sur le plan opérationnel maintenant que les OPCA vont se mobiliser, sans état d’âme, pour assurer son déploiement.

Traduction les branches ont bien fait leur travail, tout va bien maintenant c’est aux OPCA de déployer la réforme et il leur précise leurs nouvelles missions.

La réforme de la formation professionnelle engagée par la loi du 5 mars 2014 est profonde. Elle nécessite du temps et de l’énergie pour lui donner toute son ampleur.

Combien de temps nécessite t’elle monsieur le ministre ?

Arnaud

Rédacteur en chef @CPFormation - Web Entrepreneur @Lingueo - Chroniqueur @BFMBusiness #EdTech #Formpro #FOAD #COAD #WEB

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33 Responses

  1. Fastrack dit :

    C’est juste incroyable !Tout et rien a été dit.Je ne suis pas une adepte de la théorie des conspirations,mais j’ai l’impression que il y a des enjeux « profondes » qu’on connaît pas encore.

  2. Catherine Deneubourg dit :

    Un processus de « labellisation » des organismes de formation…

    Tout est dit. Il s’agit bien de détruire…

  3. Prouvost dit :

    Merci Arnaud pour cette analyse tragi comique et pour tout le travail que tu fais sur ce sujet !

    L’épuration des OF a commencé.. Seuls ceux qui ont de la treso ou qui peuvent travailler en dehors de la France vont rester à la première étape. Ce n’est pas un critère valable !!

    Ensuite, s’il faut être certifié de ´qualité’ par les OPCA c’est du grand délire effectivement. Comment vont ils pouvoir auditer tous les OF ?? Déjà que certains (pas tous) ont du mal à payer une facture à l’heure..
    La balle passe aux Opca mais ils vont vite la refiler à des sociétés d’audit qui vont nous pondre une norme Iso-for-2015 aux petits oignons qui va couter un bras à avoir et qui n’apportera rien de neuf !

    On enseigne pas de la meme maniere la sécurité incendie et l’informatique ! On aura du coup peut etre même le droit à plusieurs normes !?

    Tout est résumé dans la dernière question de l’article : combien de temps mr le ministre !?? Vu l’inertie du systeme il y’en a pour au moins 1 an !

    Donc ce qu’il reste à faire :

    1. Pour les OF qui le peuvent, vendre à l’étranger
    2. Monter un cabinet d’audit d’OF !!
    3. Corolaire du 2 : inventer la norme, la faire breveter, la vendre au ministere puis la faire appliquer à chaque OF !
    4. Ouvrez vite une page de temoignages pour vos participants aux formations, ça pourra aider à la ´certif’ !!

    Ce pays marche sur la tête depuis bien trop longtemps ! Gauche, droite, pas un pour rattraper l’autre.

    Quand on a un ministre de travail qui n’a jamais travaillé en entreprise (dixit sa fiche wikipedia ) il ne faut pas s’étonner d’avoir des lois si loin des réalités économiques !

    Le chomage n’est pas prêt de baisser dans ce pays ! Sauf pour les ministres !

    • Bruno Callens dit :

      Il ne s’agit pas de brevet…Même si on peut trouver quelques analogies…

      Cela étant, ils sont capables de nous rétorquer, pour ce qui concerne les formateurs indépendants et les petites structures que rien les empêche de s’unir, de créer et de proposer leurs propres certifications…

  4. Antoine dit :

    Lettre alternative au Ministre de l’Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle.

    Monsieur le Ministre,

    Pourquoi le nom « Pangloss » me tourne dans la tête en lisant votre discours?

    Monsieur le Ministre, permettez moi de vous ramener un peu sur terre. Ayez la bonté d’écouter pendant quelques instants ce que votre réforme signifie pour les gens ordinaires, que vous dites vouloir protéger.

    Un organisme de formation qui coule en attendant la mise en place de votre réforme, c’est :
    – un traumatisme brutal pour un entrepreneur, souvent ancien formateur parmi les plus dynamiques, qui a travaillé 18 heures par jour pendant des années pour développer son entreprise,. Du jour au lendemain, il passe de créateur d’emplois à gestionnaire de plan sociaux et voit tout ce qu’il a crée se liquéfier. Au Tribunal de Commerce, on parle des 3 D dans ces cas-là – dépot de bilan, dépression, divorce,
    Ils vous saluent, ces entrepreneurs-là, Monsieur le Ministre.

    – des formateurs, salariés, souvent avec des statuts précaires et des revenus modestes, aujourd’hui sans travail, se préparant à faire la queue devant Pôle Emploi dans l’hypothétique espoir de trouver un autre poste à l’avenir.
    Eux vous saluent aussi.

    – des formateurs indépendants, qui jonglent avec des contrats et des statuts – un peu de vacatariat par-ci, un peu de CDD par là, quelques contrats en sous-traitance ou en direct, aujourd’hui les bras ballants faute de contrats (ils sont les premiers à pâtir lorsque le travail baisse), incapables de payer leur loyer ou de nourrir leur famille, sans indemnité de chômage.
    Eux aussi vous saluent bien bas.

    – des familles de toutes ces personnes qui vont se trouver dans des situations précaires, avec un avenir incertain, avec la crainte de perdre leur logement, de ne plus pouvoir rembourser leurs crédits, de se retrouver en surendettement.
    Eux vous saluent aussi.

    – des salariés qui hier pouvaient choisir (un peu) leur formation, qui avaient enfin compris le dispositif du DIF et qui aujourd’hui ne comprennent plus rien, perdus dans une machinerie infernale de démarches conçues par des gestionnaires éloignés de la réalité du terrain, et qui ne trouvent aucun interlocuteur capable de les renseigner.
    Eux vous saluent aussi, Monsieur le Ministre.

    Vous qui bénéficiez de confortables revenus à vie, d’une situation sociale enviable et de toute la considération de la République française, avez-vous pensé un instant à ces gens -là et aux dégâts que votre réforme , qui a totalement ignoré les acteurs sur le terrain, est en train de causer dans un pays déjà mal en point, où le record du chômage vient d’être à nouveau battu? Fallait-il ajouter encore quelques dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires au bilan déjà peu reluisant de votre gouvernement? N’avez-vous pas pensé qu’une restructuration économique de cette envergure nécessite un minimum d’accompagnement et de temps pour les acteurs du marché?

    Monsieur le Ministre, de grâce, venez constater sur le terrain la situation dans laquelle vous avez plongé les acteurs de ce marché, ayez la bonté de les écouter et de les aider à trouver des solutions aujourd’hui, ne dites pas, à l’instar de Marie-Antoinette « Qu’ils mangent de la brioche ».

    Parce qu’en lisant votre beau discours, c’est cette phrase-là qui m’est venue à l’esprit.

    • Catherine Deneubourg dit :

      En ce qui me concerne, j’utiliserais des termes moins diplomatiques encore…

      Mais que fait le SYCFI dans cette affaire ?! Pourquoi ne montent-ils pas au créneau ?

      • Catherine Deneubourg dit :

        Que voulez-vous faire avec un gouvernement autiste ? si ce n’est faire le buzz médiatique ? Et c’est quoi le problème ? de l’incompétence ? du machiavélisme (j’espère que non).

        On attend des politiques qu’ils nous aident. Pas qu’ils nous mettent la tête sous l’eau. J’ai personnellement autre chose à faire que de devoir me battre contre ce gouvernement qui nous mène à la catastrophe.

      • Arnaud dit :

        Nous avons contacté le SYCFI hier

        • Catherine Deneubourg dit :

          La maison brûle et le Ministre regarde ailleurs…

          • Catherine Deneubourg dit :

            Je me demande s’il n’y a pas une volonté délibérée de « casser » les petits organismes et les formateurs individuels trop nombreux. Hollande a déjà dit que 50 000 organismes c’était beaucoup trop et ce dans un discours.

            Les certifications pourraient n’être que la volonté de réserver des marchés aux organismes certificateurs qui sélectionnent les organismes et font donc réapparaître des sortes d’agréments privés. Cela a d’ailleurs été suggéré dans ce post :

            http://www.compte-personnel-formation.org/viewtopic.php?f=7&t=78

    • Catherine Deneubourg dit :

      Une petite observation…

      Outre le fait que j’ajouterais quelques expressions bien senties et bien moins diplomatiques que les vôtres (tout en restant courtois), il y a une phrase un peu…malheureuse : « Un organisme de formation qui coule en attendant la mise en place de votre réforme… »

      Ce n’est pas le problème et cela apporte au gouvernement un argument de poids : si cela ne marche pas c’est parce que l’on ne va pas « assez vite ».

      Or, ici, le problème est certains aspects de la réforme qui ne sont pas acceptables : en particulier ces listes de formations, véritable délire technocratique qui nous met à la merci de « certificateurs » qui feront la loi. Idem pour cette crispation autour de la « qualité », élément pertinent sur le papier mais impossible à mettre en oeuvre pratiquement. Le décret « qualité » se fait attendre, preuve que certains se sont aperçus que la démarche était périlleuse…La « labellisation » (quels critères) n’est en réalité qu’un agrément. De plus les « certificateurs » commencent déjà à « sélectionner » les OF. C’est inacceptable.

    • Lachaise dit :

      Merci Antoine, pour cette brillante synthèse qui résume la pensée de nombreux acteurs de la formation, en complément de cet article. Tout est dit…

  5. MARTIN dit :

    Bonjour,

    Au vue de vos compétences, seriez vous intéressé par une véritable formation monsieur @frebsamen, en effet je pense aisément que vous en aurez besoin, je peu également vous proposer un plan de formation complet pour votre gouvernement, Nous ferons valider tout cela en 2017 !!!

    Blague à part, vous rendez-vous compte des conséquences d’une telle loi, non je ne pense pas. Je suis consultant développeur ios / windows phone, spécialiste des applications bureautiques Excel vba… Former des gens est une chose complexe qui demande énormément de compétences et de qualifications, pensez vous qu’ils faillent former des élites pour remplir un tableaux Excel et appliquer des formules simples dans une PME et faire valider cela d’un iso, d’une certification diplomate…et pourquoi pas une médaille .. c’est simplement hallucinant !!! Vous aimez trop vos propres diplômes et c’est bien là le problème monsieur, une France élitiste décalée des réalités prenant des décisions à la place de gens compétents et sans concertations…

    Vous allez mener la France au tapis alors réagissez vite ! très très vite monsieur @frebsamen avant qu’il ne soit trop tard !

  6. agathe dit :

    Au secours ! Je vois ma comptable demain…. pour déposer le bilan. Je fais de la formation depuis 15 ans, en indépendant. Il y a 3 ans j’ai créé une société recruté 2 salariés. Nous serons 3 sur le carreau. Pour moi c’est le client final qui décide si la formation est de qualité ou non. J’ai tenu 15 ans, j’ose prétendre que je faisais de la qualité !

  7. Isabelle dit :

    Trêve de babillages! Les médias commencent tout juste à parler du CPF…30% de perte de CA depuis le début de l’année… Les chiffres sont faux! Agathe, vous en êtes la preuve. Je suis véritablement désolée de votre situation et nous voyons en vous notre futur proche ce qui n’est pas rassurant. Quand va-t-on bouger, se regrouper et faire entendre notre message…. NOUS VOULONS TRAVAILLER, NOUS VOULONS FORMER, nous le faisons BIEN,
    CPF=Comment Plomber la Formation me semble une meilleure transcription de cet acronyme!

  8. stephane dit :

    Il y a qq mois, un des responsables du Sycfi m’a confirmé que la réforme allait faire des dégâts chez les Cfi. Lui – même affirmait qu’il envisageait de ne plus prester comme formateur. Il facturerait directement le client comme consultant. Il m’ a semblé fataliste…
    donc nn’espérez pas grand chose de leur côté.
    Je vous conseille par contre de rencontrer jp willems, b callens, et marc dennery. Ils sont très au fait des enjeux cachés de cette réforme.
    Nb : un organisme certificateur m’a confirmé en décembre dernier que 80% des of devraient disparaitre a terme. Visiblement le gouvernement prend exemple sur l’allemagne ou seuls 6000 of sont certifiés. ..
    bon courage et merci a vous

  9. anne dit :

    Il faut effectivement que cela se règle vite… Car sinon, quand nous pourrons à nouveau avoir accès à des formations …il n’y aura plus de centres ni de formateurs!
    Je suis actuellement en CSP ( contrat de sécurisation prifessioneelle) considérée comme stagiaire de la formation professionnelle….et grâce au CPF je n’ai plus accès au parcours de formation que j’ai soigneusement élaboré pendant 3 mois. Par contre je peux faire un BTS ou une licence, loin de chez moi….il est bien connu qu’avec un diplôme on trouve un emploi….
    En tout cas pour économiser à court terme le CPF est nickel…le nombre de formations financées chute…à long terme le chômage va faire l’inverse …. C’est une hérésie.

    • Catherine Deneubourg dit :

      La seule solution est la médiatisation à outrance. Il n’y a que cela qui leur fait peur.
      Avoir causé un sinistre économique et social majeur avec des arrière-pensées douteuses (réserver des marchés à quelques-uns) par une réforme censée améliorer la situation peut faire très mal politiquement. Cela démontrer la duplicité, la mauvaise foi et la dangerosité de ce gouvernement. Il faut l’empêcher de nuire car c’est de cela qu’il s’agit.

      Ce gouvernement est déjà attaqué de toutes parts et rares sont les réformes qui ne suscitent pas de l’opposition et de la colère. Il faut lui rendre coup sur coup.

      Je ne comprends pas très bien le sycfi qui ne proteste pas, se montre fataliste et ne monte pas au créneau : à quoi il sert alors ? Il faut faire vite maintenant, les vacances approchent !

      • Arnaud dit :

        Nous partageons le même constat. @TOUS : Si vous connaissez un OF faite lui connaitre les Hiboux et qu’il nous rejoigne en signant la pétition. C’est la première étape !

  10. JUHEL dit :

    Bonjour,

    J’ai lu le compte rendu de la réunion du 5 mai et je suis atterrée. La réforme de la formation se rapproche de la reforme du collège. Aucun bon sens. Un éloignement de plus en plus sensible de nos politiques du terrain. Une réforme profonde ! non plutôt un réforme abstraite. Nos stagiaires souhaitent acquérir de nouvelles compétences et non passer des diplômes.
    Je dirige un organisme de formation depuis 30 ans, nos années d’expérience et la qualité de nos formations sont reconnues par nos clients. Pas besoin d’OPQF , de certification ou autre. Que cherchent le gouvernement ? Anéantir tous les petits organismes privés; Laisser la place aux groupes présents sur toute la France avec des antennes et des comptabilités à l’étranger. Nous avons commencé à licencier et ce n’est pas fini, attendre l’automne nous disent-ils. Une communication du CPF et de la réforme sera conduite auprès des entreprises et des salariés. Nous ne serons plus là pour participer à une hypothétique embellie, si j’étais plus jeune je tenterais ma chance à l’étranger. La bureaucratie et le totalitarisme français m’étouffe…
    Merci et bravo pour cette pétition, c’est un soulagement de faire part de son découragement …

  11. Catherine Deneubourg dit :

    Ce que je regrette est que la réaction est un peu tardive. Maintenant je ne suis pas sûre qu’au moment de la discussion parlementaire nos arguments auraient été pris en compte.

    Mais maintenant, le gouvernement est au pied du mur.

    Nous savons tous que les trésoreries ne peuvent pas attendre et que les dégâts (faillites, licenciements) sont imminents. Et c’est pour cela que j’insiste sur la médiatisation.

    Que l’on sache partout qu’une hécatombe économique sociale est en cours et a été provoquée (j’ose espérer que cela n’a pas été délibéré…) par la fine équipe au pouvoir et qu’elle en porte l’entière responsabilité. Dans les temps qui courent, cela peut faire mouche. De toute façon, on n’a guère le choix.

  12. Ben dit :

    Bonjour,

    Je suis complément d’accord avec ce triste constat. Utilisateur du DIF , avant la reforme, je pouvais suivre des cours du soir pour espérer obtenir un diplôme d’ingénieur. Mais depuis la reforme, je paie tout de ma poche, et donc je vais devoir arrêter.
    Quand j’ai voulu mettre en place le CPF, l’OPCA de ma boite , l’organisme de formation et ma boite elle-même étaient complément et pour de bonnes raisons. C’est vraiment surprenant qu’une période transitoire (entre DIF et CPF) n’est pas été mise en place. Le gouvernement joue vraiment a l’apprenti sorcier avec le devenir des gens. A quand des solutions pragmatiques et intelligentes. La communication sur le CPF semble fonctionner alors que le système est totalement inefficace. Tout ce gaspillage d’argent , c’est vraiment malheureux.

  13. Bruno Callens dit :

    Bonjour,

    Il y a avait en théorie une période transitoire puisque la loi a été publiée en mars 2014, le CPF étant applicable au 1 janvier 2015.

    S’il n’y avait pas eu de listes et si tous les décrets d’application avaient été publiés au mois de juin comme c’était prévu, la situation eût été différente.

    Quand on se fonde sur des listes, il faut le temps de les établir. S’il n’y avait pas de listes, aucune formation n’aurait été exclue et on aurait pu démarrer tout de suite.

    Quant aux décrets d’application ils ne sont pas tous parus. Certains d’ailleurs sont constamment repoussés car le te terrain étant « miné » (c’est le cas du décret « qualité » par exemple, stupide dans son principe même) personne ne sait véritablement comment les rédiger sans, là aussi, causer une catastrophe.

  14. Antoine dit :

    Catherine, vous avez écrit  » il y a une phrase un peu…malheureuse : « Un organisme de formation qui coule en attendant la mise en place de votre réforme… »
    Ce n’est pas le problème et cela apporte au gouvernement un argument de poids : si cela ne marche pas c’est parce que l’on ne va pas « assez vite ».

    En fait je ne voulais pas dire que les organismes attendent sans réagir, mais qu’ils sont obligés d’attendre pendant que toute la machinerie de la réforme se mette en place et que les règles soient clairement définies : il a fallu attendre jusqu’en février/mars que les certifications apparaissent dans moncompteformation pour pouvoir bâtir et soumettre un dossier, il faut attendre pendant que les OPCA se mettent en ordre de marche et traitent les dossiers soumis, il faut attendre que la Caisse des Dépôts parvienne à relier les comptes individuels avec les systèmes des OPCA, il faut encore attendre que le décret sur la qualité soit publié, etc. .

    Avec toute la bonne volonté du monde, les OF les plus dynamiques perdent leur latin. On est encore aujourd’hui dans un brouillard épais, même si la situation est un tout petit peu meilleure depuis quelques semaines. Lorsque on conduit dans le brouillard, il est conseillé de limiter sa vitesse.

  15. catherine Deneubourg dit :

    @ Antoine

    Bonjour,

    Je pense que vous m’avez mal comprise.

    Le problème de fond, ce sont ces fameuses et la liaison faite entre le CPF et les formations diplômantes et certifiantes qu’il faut supprimer et rendre la totale liberté de proposition au salarié ainsi que la liberté d’offre des organismes de formation. Il faut bien comprendre que nous sommes à la merci des certificateurs qui feront la loi. Cela a été dit d’ailleurs à plusieurs reprises.

    Le problème est que, confronté à la fronde, le gouvernement va prétexter que la réforme n’est pas encore en place et qu’il faut attendre alors que ce n’est pas le problème. C’est d’ailleurs sa ligne de défense, comme la réunion le montre.

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