La formation est prise en otage

La formation des salariés est prise en otage par le bras de fer entre le patronat et les régions sur l’apprentissage.

Alors que l’enjeu principal de la négociation formation est de mettre en place des nouvelles règles, des outils pour mieux articuler autonomie des actifs et intérêt collectif, de garantir un accompagnement performant dans un cadre collectif rénové, la partie patronale ajourne pour la deuxième fois d’affilée une séance de négociations pour cause de différend avec les régions sur le financement de l’apprentissage !

Accroître l’employabilité des salariés et restaurer la compétitivité de la France.

Alors que les enjeux d’un apprentissage de qualité sont reconnus par tous, un combat décisif se tient sur la maîtrise des flux financiers entre les régions et le patronat, faisant fi de toute vision et de toute prise en compte de l’intérêt général.

Toute l’énergie du paritarisme devrait être focalisée sur les évolutions nécessaires afin d’assurer une lutte efficace contre les obsolescences de compétences, l’acquisition de nouvelles compétences, des reconversions professionnelles fluides. Selon la CFE-CGC, le patronat semble prêt à sacrifier l’évolution nécessaire des outils de formation des 20 millions d’actifs du privé et les régions à sacrifier une partie de la jeunesse française en obérant la mise à niveau et la pérennité d’établissements via le gel dès à présent des investissements.

Patronat et régions doivent se montrer à la hauteur des enjeux globaux.

La CFTC par la voix de son Président, Philippe Louis, et de son conseiller confédéral en charge de la formation, Maxime Dumont, rappelle quand a elle la pertinence du paritarisme et la nécessité de confier la gestion de l’apprentissage aux partenaires sociaux.

Ces derniers sont, selon elle, les mieux placés pour effectuer un diagnostic qualitatif et quantitatif des besoins des entreprises. Qui mieux que les partenaires sociaux pour connaitre à la fois les attentes des salariés et celles des entreprises en terme de compétences nouvelles, en terme de volume de personnes à former ou encore pour mettre à jour des diplômes adaptés au monde du travail actuel et à celui de demain ?

La CFTC dénonce aussi la situation de blocage qui prévaut actuellement et demande au gouvernement de trancher rapidement en faveur des branches.

… les organisations syndicales ont les yeux rivés sur la réouverture ou non des négociations dans un calendrier extrêmement contraint !

Arnaud

Rédacteur en chef @CPFormation - Web Entrepreneur @Lingueo - Chroniqueur @BFMBusiness #EdTech #Formpro #FOAD #COAD #WEB

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1 Response

  1. didier cozin dit :

    On a bien compris comment les choses pourraient s’organiser avec les pouvoirs publics : les branches et les partenaires sociaux perdent le 1% patronal au profit d’un organisme national (mais avec l’URSSAF ça sera un vrai souk) et en échange ils récupèrent en guise de lot de consolation l’apprentissage dans son intégralité.
    Tout cela est très bien mais quid des lycées professionnels qui avec 7 milliards d’euros (au moins) ne parviennent massivement qu’à former de futurs chômeurs ! Cela aussi compte dans la future réforme de la formation, l’école publique a-t-elle vocation à tout faire, dans les 1,7 million de jeunes NEET combien sont passés par les lycées pro ?

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