Les organismes de formation : Mesdames, Messieurs Les Députés… You’ve got mail

Arnaud

Web Entrepreneur, Co-fondateur de @Lingueo - Chroniqueur @BFMBusiness et Rédacteur en chef @CPFormation #EdTech #Formpro En savoir plus sur l'auteur de cet article

12 réponses

  1. Bruno Callens dit :

    Bonjour,

    C’est un bon texte qui reflète ce que l’on pense tous. Et qui met bien en valeur l’absurdité de ces listes (sur ce point un billet court – voir aussi mon commentaire !) de Jean-Pierre Willems aujourd’hui :

    willemsconsultants.hautetfort.com/archive/2015/06/24/pour-ceux-qui-ont-vote-contre-5645094.html)

    Personnellement, si j’avais eu à écrire ce texte, j’aurais probablement dramatisé la situation en insistant sur les conséquences économiques et sociales désastreuses de cette réforme et probablement été beaucoup plus agressif. Je reste malheureusement assez enclin à penser qu’il n’y a que le langage “crû” que ce pouvoir politique comprend en le mettant en face des réalités. Et leur montrer que leurs fantasmes ne sont que leurs fantasmes…

    Un petit point cependant : La loi (déjà préparée depuis un certain temps) date de mars 2014. Le Gouvernement Valls, c’est mai de la même année. D’aucuns diront que cela n’a pas d’importance. Bon , d’accord.

  2. Bruno Callens dit :

    OUps C’est août de la même année !

  3. Bonfini dit :

    Bonjour
    Attention: “par faute d’incompétence”; ce ne serait pas plutot “par faute de compétence”?
    bonne journée

  4. Benjamin dit :

    En espérant que cette lettre ne finisse pas sur le dessus d’une pile de dossiers ou les spams de leur boite mail…

    Sur les 577 députés il y a bien des chances d’en toucher un, je l’espère, pour faire bouger un peu tout ça… à la rentré car l’hémicycle va progressivement rentrer en veille pour l’été

  5. Antoine dit :

    Le problème est que les objectifs annoncés (le rouge à lèvres sur le cochon,) ne semblent pas être ceux qui ont motivé cette réforme.
    Avant tout, pour des raisons politiques, on a baissé les contributions obligatoires des entreprises, réduisant l’enveloppe globale consacrée à la collecte d’un bon tiers. En même temps, on a débarrassé les entreprises du boulet du DIF (représentant environ un milliard d’heures de formation “dues”, selon Didier Cozin) en les transférant sur le dispositif public, amputé d’un tiers de ses fonds.
    Réforme aux objectifs annoncés très ambitieux, certes, mais mathématiquement impossibles à réaliser.
    D’autres motivations non déclarées sont sans doute à l’oeuvre, mais les problèmes liées à la mise en oeuvre précipitée de la réforme, à la lenteur des OPCA à financer le CPF, au filtres représentés par le dispositif de certification, à l’attentismes des acteurs, y inclus celui du gouvernement, qui se hâte lentement malgré les signes de plus en plus alarmants venant du secteur de la formation (un des principaux acteurs du marché de la formation vient d’entrer en procédure de sauvegarde par exemple), ont sans doute leur source primaire dans cette équation impossible.
    C’est sans doute aussi pour cela que le CPF semble pour l’instant n’être appliqué qu’en contradiction avec ces objectifs déclarés : il bénéficie surtout aux personnel des grandes entreprises et est mis en oeuvre surtout par elles, car elles seules ont les compétences internes pour maîtriser la procédure et le pouvoir de négociation avec les OPCA, qui se battent pour obtenir les versements volontaires. De même, l’aspect “compte personnel”, ou l’individu devient “acteur de sa formation” et maîtrise son parcours semble de plus en plus passer à la trappe.
    Donc ce n’est pas tant que le CPF échoue par manque de compétences, c’est que d’autres objectifs politiques bien plus importants ont motivé la réforme et que les dommages collatéraux sur le secteur de la formation étaient inévitables et assumés (mais pas publiquement).

    • Malbrun dit :

      En effet votre analyse est bien pertinente, j’ai eu l’occasion de glaner pas mal d’infos qui vont dans ce sens. Lorsque vous dites que le CPF bénéficie aux personnels des grosses entreprises c’est tout à fait juste…il a été créé par les partenaires sociaux (essentiellement Medef, CGT, FO…) et plus ou moins imposé au gouvernement qui a sauté sur l’occasion pour essayer de contrôler le financement de la formation et les OPCA. En essayant de sauver ce qui reste des AFPA.
      Il est clair que dans l”histoire” les principaux intéressés, les demandeurs de formation et les organismes, sont complètement abandonnés. Cette “petite cuisine” sert les intérêts d’une oligarchie politico /économique qui vit dangereusement coupée des réalités.

  6. Bruno Callens dit :

    Cela peut être plus grave que de “simples dégâts collatéraux”…Et cela peut finir par être franchement “visible”. Rendez-vous compte : à l’heure où le pays est en difficulté économiquement et socialement, voila la gauche qui se mue en entreprise de démolition ! Shocking, isn’t it ?

    Je finis par me demander si la campagne de promotion en cours n’a pas, en réalité, pour but de “contrer” les critiques en agitant des slogans, chose que savent faire les partis politiques.

    On aurait pû faire une opération de “communication” massive au temps du DIF pour inciter les salariés à l’utiliser. Or, on ne l’a jamais fait…Ni les pouvoirs publics, ni les syndicats.

  7. MARTIN Frédérique dit :

    UN GRAND MERCI !!! d’exprimer aussi bien nos difficultés. En effet, nous sommes plusieurs à batailler, à tenter d’alerter les uns, les autres… Je travaille avec des collègues indépendants, nous avons alerté les députés de notre département dès le mois d’avril, évidemment… aucune réponse à ce jour. La situation ne les émeut absolument pas, alors que certains centres de formation commencent à mettre la clé sous la porte, alors que la majeure partie des salariés ne sait pas que l’accès à la formation est modifié, alors que les OPCA ne savent pas comment répondre aux questions des organismes de formation, alors que les chômeurs, notamment les personnes en CSP ne peuvent plus ou beaucoup moins profiter de leur droit à la formation, alors que les formateurs indépendants se demandent dans combien de temps ils vont faire partie des nouveaux chômeurs, non, tout cela ne les intéresse absolument pas. Et tout aussi choquant, les syndicats ne bougent pas non plus !!!

  8. Teyssier d'Orfeuil dit :

    Ce texte est remarquable et à diffuser le plus largement possible.
    ne lâchons rien !
    myrhline.com/actualite-rh/le-mouvement-des-hiboux-se-levent-contre-le-cpf.html

  9. Bruno Callens dit :

    Si les syndicats ne bougent pas, c’est tout simplement parce qu’ils sont en partie responsables comme le souligne implicitement Jean-Pierre Willems dans son dernier billet :

    willemsconsultants.hautetfort.com/archive/2015/06/24/pour-ceux-qui-ont-vote-contre-5645094.html

  10. Catherine Deneubourg dit :

    Bonjour,

    Au lieu d’envoyer un mail, je proposerai plutôt d’envoyer ce texte en recommandé avec accusé de réception au moins au deux rapporteurs de la loi de mars 2014…

  11. Florianne Rembry dit :

    Bonjour,

    Il est à souligner à quel point les lois et les arrêtés s’opposent. Vient de paraitre le programme “Parcours Avenir”, qui s’applique dès la prochaine rentrée scolaire aux collégiens et lycéens. Progamme dont les préambule repose sur ces termes : “Dans ce contexte, les caractéristiques de la vie professionnelle de demain seront d’exercer des fonctions variées et de changer de domaines d’activités ou de métiers. Dans cette situation de mutation, il convient de permettre à chacun de repérer, anticiper et participer à ces évolutions, de développer son niveau de qualification et de connaissances et éventuellement de réorienter son projet professionnel tout au long de sa vie comme le précise la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale”.
    Pour ma part, sans reprendre de longues études, je vois mal comment acquérir un niveau de qualification supérieur (étant ingénieur).
    Et il me semble qu’une réorientation professionnelle qui se limiterait à l’acquisition d’un titre connu depuis des années (puisque c’est le cas des formations actuellement portées sur la liste validée du CPF) bride la créativité ou l’originalité des démarches…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *