Digital learning : où en est-on en 2017 ?

L’ISTF dresse une cartographie de la digitalisation des services formation.

L’ISTF est l’institut des métiers du blended learning. Il a mené une enquête auprès de 400 structures françaises (entreprises privées, centres de formation, secteur public, etc.) pour connaître leurs pratiques digitales en matière de formation.

L’objectif du livre blanc s’appuyant sur les résultats de cette enquête est de faire un état des lieux de la digitalisation des services formation au sens large et de fournir une photographie des usages du numérique en formation.

En 2016, près de 40 % des entreprises ayant entre 500 et 5 000 collaborateurs faisaient uniquement du présentiel pour dispenser leurs formations. Cette part est aujourd’hui nettement moins importante avec seulement 26 % de ces entreprises. Ce recul des formations dispensées uniquement en présentiel montre l’évolution digitale de la formation à tous les niveaux.

A noter : 67 % des organismes de formation (toute taille) ne proposent encore que du présentiel à leurs clients ! 

Les motivations des entreprises à franchir le cap du Digital learning 

  • 43 % pour faire des économies sur leur budget formation ;
  • 40 % pour moderniser l’image de leur structure ;
  • 15 % pour suivre les tendances ;
  • 2 % car c’est la fin imminente du face à face en présentiel.

Si les entreprises ont bien compris que le digital learning est un levier pour réaliser des économies sur leur budget formation, ce n’est pas leur seule motivation. La souplesse pour les apprenants et la production collaborative pour les formateurs sont particulièrement recherchées.

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Quelles modalités pédagogiques sont jugées les + efficaces ?

Pour la première fois, présentiel et e-learning sont au coude à coude : entre 2015 et 2016, le présentiel a perdu 5 points arrivant à 25 % tandis que l’e-learning spécialisé totalise 20 % (- 3 points par rapport à 2015).

Les entreprises mixent de plus en plus les modalités au sein de parcours véritablement « blended learning ». Ces formations mixtes ont l’avantage d’offrir un large éventail pédagogique pour les apprenants qui vont bénéficier d’une plus grande souplesse pour suivre leurs programmes de formation.

On se forme mieux quand on est accompagné

Près d’un apprenant sur deux ne va pas jusqu’au bout de sa formation s’il n’est pas accompagné. L’étude souligne que : « La présence d’un tuteur augmente considérablement le taux de complétude des parcours de formation, qu’ils soient sur les fondamentaux ou sur les métiers mêmes. Cela montre bien qu’un outil de digital n’est utile que s’il est bien piloté et n’a pas de sens sans l’animation du formateur. Le formateur fait la performance de l’outil, l’un ne remplace pas l’autre, c‘est une évolution du métier. »

Bon à savoir : parmi les outils de tutorat, les formateurs plébiscitent à 25 % la classe virtuelle, devant le wiki  (20 %) ou les forums (16%). L’échange par mail arrive en toute fin avec 12 % (contre 16 % en 2014).

Par ailleurs, 30 % des apprenants affirment que le 1er facteur d’incitation à suivre une formation en ligne est son lien avec leurs problématiques métier. 16 % sont motivés par la disponibilité de ces formations à chaque instant, en self-service.

Bon à savoir : ils sont 25 % à mentionner que la qualité de la formation (sur le fond) est ce qui les incite à aller jusqu’au bout de la formation suivie.

De plus en plus de formations internalisées

Le digital a rendu accessible la création de formations adaptées et sur mesure pour chaque entreprise. Il est la solution pour individualiser et spécifier la formation à iso budget. Au delà de compétences techniques, ce sont  la réussite des besoins métier et la transmission du savoir-faire de l’entreprise qui sont aborder dans ces formations sur-mesure.

A noter : seuls 6 % des interrogés ont mis en place un MOOC dans leur structure.

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Sandrine

Spécialiste indépendante des politiques d'emploi et de formation. Ancienne chef de projet éditorial du Carif IDF puis Responsable Com' Multimédia de Défi métiers. Retrouvez-moi sur twitter @ActuFormation

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3 Responses

  1. cozin dit :

    quelle blague en France que la digitalisation de l’administration. Pour un dossier CPF il faut
    – s’inscrire sur un site débile alors que la loi posait que chaque salarié disposait automatiquement d’un compte formation (et de son passeport formation, passeport passé à la trappe évidemmentà
    – s’inscrire via le site (débile) à sa session de formation (ce qui n’était pas prévu dans le texte de loi et a été ajouté par des incompétents dans les décrets)
    – renvoyer un dossier papier à l’OPCA (un dossier par personne même quand 10 stagiaires sont inscrits à la même session)
    – envoyer une convention de formation par la poste
    Le tout 2 mois au moins avant la formation

    – attendre ensuite des semaine pour qu’on vous annonce qu’il manque une virgule ou un élément dans les dossiers papier

    ….
    bref l’administration numérique est une plaisanterie en France et les victimes
    sont les salariés qui veulent se former (quand il en reste quelques un après l’abandon du DIF qu’ils commençaient à connaître)

  2. Jean yves dit :

    Un vrai parcours du combattant !

  3. sylvie dit :

    bonjour,
    malheureusement il y a du vrai dans les commentaires précédents. je peux témoigner en tant qu’élu du personnel en charge d’une commission formation, que la réforme de la formation (incluant le CPF) a terriblement compliqué les choses pour les employeurs comme pour les salariés. Pour les personnes en recherche d’emploi, je ne sais pas comment cela se passe.

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