Faut-il certifier le CEP ?

En décembre dernier, le Cnefop a publié son 2e rapport relatif à la certification du CEP. Il en ressort 5 recommandations en vue d’une certification du conseil en évolution professionnelle.

Un nouveau rapport du Cnefop éclaire sur deux aspects du conseil en évolution professionnelle : Quels sont les enjeux autour de la certification des compétences des conseillers en évolution professionnelle ? Quelles sont les conditions pour qu’une démarche de certification de service soit effectivement une garantie de qualité du CEP ?

Quels sont les enjeux d’une certification du CEP ?

Dès son introduction, le rapport du Cnefop rappelle que la certification associée au CEP emporte tout d’abord, des enjeux de politique publique : 

  • Un enjeu d’homogénéité de service, car le CEP étant délivré par 13 opérateurs, la certification, qu’elle soit de compétences ou de service, est de nature à apporter des garanties supplémentaires à un déploiement face au risque d’hétérogénéité.
  • Un enjeu de diffusion des ambitions qualitatives portées par le CEP à l’ensemble de l’accompagnement, qui vaut tant pour les opérateurs du CEP qui sont amenés à revoir l’ensemble de leur offre de services et leurs pratiques professionnelles, que pour les opérateurs du SPRO dont le niveau 1 du CEP constitue le socle minimal de services à rendre.
  • Un enjeu de « régulation » de l’offre de certification de compétences en lien avec le conseil, l’accompagnement et l’orientation, car celle-ci étant multiple et ayant tendance à se développer sous la seule impulsion des organismes de formation, se pose la question de l’opportunité d’une offre de certification publique « de référence », au service du saut qualitatif attendu sur l’accompagnement.

La certification est aussi susceptible d’avoir des incidences sur les pratiques de management et de gestion des ressources humaines pour les opérateurs de l’accompagnement, tant dans la sécurisation des processus de recrutement et de mobilité interne que pour mieux diriger leur effort de formation sur les compétences réellement attendues.

Enfin, l’existence de certifications adaptées peut permettre aux personnes (salariés des opérateurs, professionnels du SPRO et du SPE, salariés ou demandeurs d’emploi en reconversion, étudiants) de faire des choix professionnels éclairés.

Les 5 recommandations du Cnefop

  • Produire un référentiel des compétences nécessaires au CEP pour clarifier les compétences nécessaires.
  • Encourager les démarches des opérateurs visant la certification des services CEP sur la base de référentiels garantissant le contenu du service.
  • La certification du CEP ne doit pas aboutir à en faire une « profession réglementée ».
  • Structurer une offre de certifications publique ou paritaire répondant aux différents besoins identifiés et garantissant la capacité du plus grand nombre d’organismes de formation à la préparer.
  • Sécuriser que les certifications de compétences existantes ou à venir comportent les informations utiles au choix, et notamment une description précise des compétences visées et des débouchés constatés.

Consultez le rapport complet en ligne :

http://cnefop.gouv.fr/rapports-et-avis/rapports/rapport-faut-il-certifier-le-cep.html

Sandrine

Spécialiste indépendante des politiques d'emploi et de formation. Ancienne chef de projet éditorial du Carif IDF puis Responsable Com' Multimédia de Défi métiers. Retrouvez-moi sur twitter @ActuFormation

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