Syntec numérique part en campagne sur la formation !

Premier syndicat du secteur du numérique, Syntec numérique est engagé auprès de l’ensemble de l’écosystème pour répondre aux enjeux d’éducation et de formation aux métiers et aux usages de demain. Il vient de publier un Cahier de Campagne sur la problématique de la formation.

L’ensemble des adhérents de Syntec numérique s’est mobilisé, notamment au travers de sa commission Emploi, Formation, Education, et a formulé des propositions pour alimenter la réflexion des pouvoirs publics, dans la perspective des élections présidentielles de 2017.

Dans son Cahier de Campagne n°2, le Syntec numérique rappelle « qu’être à l’aise avec les outils numériques, c’est pouvoir prendre part aux activités économiques, comme sociales, de la communauté nationale. Les individus doivent développer des capacités d’apprentissage, d’adaptation, de création, d’inventivité dans une société qui se transforme elle-même. Réinventer l’école, la formation et l’apprentissage du XXIe siècle et les adapter au numérique permettra de donner à chacun les conditions matérielles et culturelles de son projet d’autonomie professionnelle et d’émancipation personnelle. C’est pour cela que nous devons former au numérique, à tous les âges de la vie. »

Parmi les 10 propositions formulées par le Syntec numérique, 3 concernent particulièrement la formation professionnelle continue.

Développer la Grande école du numérique à tous les niveaux de formation

La proposition 8 est d’étendre et de pérenniser la Grande école du numérique à d’autres niveaux de formation et initier des partenariats avec les premières formations labellisées.

La Grande école du numérique a été créée en 2015, et concerne aujourd’hui des formations relativement courtes, destinées en priorité à des publics éloignés de l’emploi. Riche de plus de 300 formations labellisées à ce jour, ce dispositif demande à être étendu de manière à couvrir tous les besoins en compétences identifiés au sein des entreprises de la filière numérique (entreprises de services numériques, éditeurs de logiciels, conseil en technologies, Télécoms, secteurs d’application, etc.). Des partenariats avec les premières formations labellisées pourraient être initiés.

La Grande école du numérique doit être pérennisée et généralisée à des formations de tout niveau (jusqu’à bac + 5 et au-delà).

Simplifier l’accès aux dispositifs de formation professionnelle

La proposition 9 consisterait à réformer la formation professionnelle et à simplifier l’accès au CPF.

Pour le Syntec numérique, le Compte Personnel de Formation (CPF), successeur du Droit Individuel à la Formation, est par exemple encore difficile à utiliser et à mobiliser par les individus notamment par la complexité de mise en œuvre et les difficultés pour l’inscription des formations aux différentes listes (nationales, régionales, de branche).

De plus, les règles légales d’utilisation des fonds de la formation professionnelle par les entreprises sont extrêmement contraignantes et viennent alourdir les investissements que ces dernières doivent mobiliser en propre pour assurer le développement des compétences de leurs salariés, notamment pour les TPE et les PME.

L’utilisation du CPF par les salariés et les demandeurs d’emploi devrait être facilitée en leur laissant la liberté de choisir la formation qu’ils souhaitent suivre, en toute discrétion, ou en simplifiant l’inscription des formations sur les différentes listes.

Cette réforme devrait également revoir les règles de financement de la formation professionnelle, afin que ces financements puissent avant tout accompagner les politiques de formation propres à chaque branche professionnelle.

Etendre le dispositif de POE, préparation opérationnelle à l’emploi

Dans la proposition 10, Syntec numérique invite à développer le dispositif de Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) permettant à des demandeurs d’emploi d’être formés aux dernières technologies et de retrouver un emploi.

Ce dispositif est largement méconnu des entreprises comme des demandeurs d’emploi. Il s’agit pourtant de l’un des dispositifs légaux de formation professionnelle et de retour à l’emploi les plus efficaces : la branche professionnelle du Syntec numérique a formé, entre début 2014 et fin 2016, plus de 7 500 demandeurs d’emploi aux métiers recherchés par nos entreprises, et plus de 80 % des bénéficiaires sont aujourd’hui en poste.

Pôle Emploi et les Opca devraient amplifier leur communication auprès des employeurs en difficulté pour trouver des compétences, qui sont nombreux dans le numérique.

Par ailleurs, les politiques régionales devraient être mieux coordonnées avec les actions des branches professionnelles en matière de lutte contre le chômage, les POE étant encore trop souvent aujourd’hui menées en parallèle des programmations régionales.

Reste à savoir si les candidats à l’élection présidentielle seront sensibles à ces arguments pour plus de formations, plus de liberté de choix, et plus de transversalité entre les organismes !

Consultez le Cahier de Campagne du Syntec numérique : http://www.syntec-numerique.fr/sites/default/files/related_docs/cahier_ndeg2_education_formation.pdf

Sandrine

Spécialiste indépendante des politiques d'emploi et de formation. Ancienne chef de projet éditorial du Carif IDF puis Responsable Com' Multimédia de Défi métiers. Retrouvez-moi sur twitter @ActuFormation

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2 Responses

  1. VIGEE dit :

    Bonjour,
    Je suis entièrement d’accord avec ceci :

    « Pour le Syntec numérique, le Compte Personnel de Formation (CPF), successeur du Droit Individuel à la Formation, est par exemple encore difficile à utiliser et à mobiliser par les individus notamment par la complexité de mise en œuvre et les difficultés pour l’inscription des formations aux différentes listes (nationales, régionales, de branche)
    L’utilisation du CPF par les salariés et les demandeurs d’emploi devrait être facilitée en leur laissant la liberté de choisir la formation qu’ils souhaitent suivre, en toute discrétion, ou en simplifiant l’inscription des formations sur les différentes listes. »

    Je viens de passer toute mon après-midi à essayer de comprendre le site moncomteactivite.gouv.fr, puis suis aller sur celui du FPSPP et ceui du FONGECIF Martinique. Je ne comprends rien à l’articulaton et/ou le lien entre ces structures.

    Je suis à une période de ma vie où je souhaite lui donner une autre direction, précisément dans le numérique, mais je ne sais pas par quoi commencer.

    Je ne me trouve pas plus avancée après 3h de quête et de veille sur internet. Résultat j’ai demandé à rencontrer un CEP.

    Merci pour vos propositions

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